Gouvernement: 30 jours à l’Informateur Kabuya pour identifier la majorité à l’Assemblée nationale.

La législation en vigueur en République démocratique du Congo accorde à l’informateur nommé trente (30) jours pour identifier le parti ou le regroupement majoritaire au sein de l’Assemblée nationale, en vue de permettre au chef de l’État de former le gouvernement de la République.

Toutefois, en cas de difficulté, la loi lui accorde une rallonge de trentre jours supplémentaires pour accomplir sa tâche au sein d’une classe politique qui n’a jamais été facile à manoeuvrer.

Le président Félix Tshisekedi a jeté son dévolu sur un très proche collaborateur, Augustin Kabuya ci- devant secrétaire général du parti présidentiel « Union pour la démocratie et le progrès social » (UDPS).

En 2021,lors de la mise en place du gouvernement de l’Union sacrée, la coalition au pouvoir qui avait sorti le camp de l’ancien président Joseph Kabila des arcanes du pouvoir, c’est un allié, Modeste Bahati qui avait hérité de cette tâche.

Cette fois-ci, le président de la République a fait recours à un cadre de son parti, d’autant que ce processus ne peut être mené que par une personnalité bénéficiaire d’une confiance totale du chef de l’Etat.

Dans son communiqué, la présidence a précisé que ce choix est justifié parce que l’UDPS a gagné un nombre important de sièges à l’Assemblée nationale, selon les résultats provisoires des législatives publiés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Une fois le travail de l’Informateur terminé, il adresse son rapport au chef de l’État qui a la latitude de le reconduire comme formateur du gouvernement ou une autre personnalité issue de la majorité formellement identifiée.

« Apparemment, cette fois-ci les choses vont aller vite parce que l’opposition n’a pas fait le poids« , a analysé auprès de l’ACP, Dieudonné Wabi, secrétaire général adjoint d’un parti proche de l’UDPS.

En 2019, le Front commun pour le Congo (FCC) de l’ex-président Joseph Kabila s’était quasiment imposé en se présentant comme le bloc majoritaire obligeant le président Tshisekedi à ignorer l’étape de la désignation de l’Informateur dans le processus d’identification de la majorité à l’Assemblée nationale.

Pour appliquer sa vision et son programme, le président de la République en RDC s’apppuie sur l’exécutif dirigé par le Premier ministre, chef du gouvernement, responsable devant l’Assemblée nationale.

Le président Tshisekedi était réélu pour un second mandat avec 73,47% lors de la présidentielle de décembre en RDC.