RDC: Processus électoral, la cour constitutionnelle face à un dilemme.

La cour constitutionnelle, siégeant en matière de contentieux des candidatures à l’élection présidentielle de décembre prochain sera en audience publique ce vendredi 27 octobre à 11h heure de Kinshasa.
Félix TSHISEKEDI accusé de défaut de qualité par Seth KIKUNI et Moïse KATUMBI accusé de défaut de nationalité par Noël TSHIANI et Junior TSHIVUADI, les deux candidats présidents sont attendu à la haute cour.

Un scénario sans précédent, digne d’un film hollywoodien qui pourrait déchiré une population déjà fissurée par le venin du tribalisme propre à la classe politique congolaise.
Plusieurs voix se lèvent.
Certaines parlent du rétablissement du pouvoir de la justice(cheval de bataille de l’actuel chef de l’état) et d’autres d’un acharnement politique.

Un faux débat pour Alexis THAMBWE MWAMBA, ancien ministre de la justice sous Joseph KABILA qui dénonce ”l’hypocrisie nationale”.
« Je n’avais pas des preuves qu’il était italien, j’ai eu des dénonciations. Par la suite, Moïse KATUMBI a pris un avocat célèbre, DuPond MORETTI, ministre français de la justice, qui a fait parvenir des documents en disant que la commune de résidence ne reconnaissait pas la nationalité italienne et pour moi c’est une page tournée. » a t-il déclaré sur RFI parlant de l’affaire Moïse KATUMBI.

Consternation

Pour la défense de leur leader, le parti politique Ensemble pour la république a adressé au président de la cour constitutionnelle un démenti formel sur l’éventuelle détention d’une nationalité étrangère par son président, candidat à l’élection présidentielle.
En annexe de cette correspondance y est présenté: une copie du certificat de Nationalité délivré à Moïse KATUMBI le 20 avril 2015, une copie de la lettre référencée adressé à Maître Éric DUPOND-MORETTI l’informant que Moïse KATUMBI n’est pas citoyen italien et une copie de la lettre du ministre des affaires étrangères zambien disant que « Moïse KATUMBI CHAPWE n’a jamais été détenteur de la nationalité zambienne. »

Une espérance au milieu de mille tourments

Le peuple congolais reste en attente et espère que la cour constitutionnelle jouera au sapeur pompier pour éteindre,le plus rapidement que possible ce petit feu qui risquerait de ravagé six décennies de recherche constant de paix, dans un pays déjà piqué par la mouche du populisme et du régionalisme.

Jered MAYALA
Journaliste reporter